En tant que messagère des Nations Unies pour la Paix, le Dr Jane Goodall souhaite aider les jeunes en République Démocratique du Congo et au Burundi, par une initiative transfrontalière à partir de la Tanzanie. Ce projet permettrait à des jeunes de Tanzanie, du Burundi et de RDC d’unir leur forces pour faire face à plusieurs préoccupations communes : la protection du lac Tanganyika et des primates, ainsi que la promotion d’une meilleure tolérance ethnique et d’une plus grande compréhension des réfugiés et rapatriés au sortir de la guerre. Dans cette perspective, nous avons commencé à collecter des informations auprès des volontaires Roots & Shoots en RDC et au Burundi.

C’est avec ces volontaires que j’ai noué une forte amitié avec et coordonné un voyage d’études dans ces deux pays en période d’après guerre. Ayant dû reporter notre visite en RDC pour des raisons de sécurité, nous sommes partis au Burundi à la rencontre des jeunes, des autorités, et de groupes particulièrement meurtris par la guerre : filles mères, enfants soldats démobilisés et rapatriés privés de leurs terres. Tous sont porteurs d’initiatives pour relancer l’économie de leur pays, qui va devoir relever de nombreux défis pour se relever définitivement des conflits civils.
Au Burundi comme en RDC, les volontaires Roots & Shoots manquent de tout : moyens de transport et de communication, outils, matériel pédagogique, etc… Ils ont donc besoin de l’aide de jeunes du monde entier pour concrétiser leurs espoirs.

Dans ce site de rapatriés oublié des autorités à quelques pas de la capitale, pas d'eau, ni de toitures isolantes, très peu de nourriture, pas d'accès aux soins médicaux ni à l'éducation. Lorsque j'ai rencontré quelques uns de leurs habitants, ils m'ont confié leurs difficultés et leur frustrations, leur sentiment d'être encore et toujours privés de leur identité. Sur place quelques volontaires tentent de les aider à vivre, à exister.
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