mercredi 5 mars 2008

Visite des projets supervisés par le centre de conservation de l’environnement de l’Institut Jane Goodall à Kigoma

Le centre de conservation de l’environnement de l’Institut Jane Goodall à Kigoma a récemment reçu la visite de plusieurs membres de la Jane’s Peak Society, qui soutiennent financièrement l’Institut Jane Goodall aux Etats Unis. Ceux ci ont souhaité se rendre sur place pour aller à la rencontre des personnes qui participent aux projets de l’IJG en Tanzanie.


C’est dans ce cadre que je les ai accompagnés à la coopérative de café de Kalinzi, à quelques heures de Kigoma. Cette coopérative fait partie du programme TACARE, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des villages autour du parc de Gombe, et ainsi contribuer à la protection des forêts habitées par les chimpanzés.

Là-bas l’IJG a aidé les exploitants à obtenir un prix équitable pour leur production tout en faisant la promotion d’une agriculture durable. La région compte environ 12 000 exploitants répartis sur 25 000 a 30 000 hectares. De plus en plus d’entre eux choisissent de participer à la coopérative, et peuvent ainsi bénéficier de prêts et d’engrais, en échange d’une petite contribution financière et d’un contrôle de qualité. La coopérative s’efforce de réduire au maximum l’utilisation d’engrais, la plupart étant d’ailleurs d’origine naturelle, et espère développer sa production de café organique.

C’est de Kalinzi que provient le « café de la resserve de Gombe » commercialisé par Blue Mountain aux Etats Unis et disponible à la vente sur le site Internet américain de l’Institut Jane Goodall.

Paquets de café de la réserve de Gombe, coopérative de Kalinzi

Sur les paquets on peut lire le slogan suivant : « Une bonne tasse de café peut changer votre journée, une très bonne tasse de café peut changer le monde ». Le café de la réserve de Gombe a certainement amélioré la vie de nombreux agriculteurs, qui ont vu leurs revenus augmenter considérablement au cours des dernières années, ainsi que l’environnement local par l’instauration d’un système hydrologique non polluant et la récupération des eaux utilisées pour nettoyer les grains de café.

Apres nous avoir expliqué les étapes de fabrication du café, les responsables de la coopérative nous ont emmenés dans une plantation. Les plants, particulièrement fournis, poussent a l’ombre de grands arbres qui leur procurent l’ombre et le nitrogène nécessaire à leur développement.


Café de la réserve de Gombe, Kalinzi

Lors d’un repas tiré du sac sur un plateau surplombant le parc de Gombe et ses environs, nous avons pu constater l’ampleur des dégradations environnementales provoquées par la déforestation qui résulte de l’accroissement de la population, ainsi que les efforts déployés dans le cadre du Projet « Greater Gombe Ecosystem » pour les contrer. Les équipes du GGE parcourent la région pour sensibiliser la population et décider de l’occupation des sols d’une façon plus respectueuse de l’environnement, en utilisant notamment des images satellites.

Enfin nous nous sommes rendus à un point d’eau filtrée, fournissant gratuitement à la communauté locale une eau non polluée.



Exemple de reboisement des collines du Greater Gombe Ecosystem

Tout au long de cette journée, nous avons été accompagnes par les autorités gouvernementales, avec lesquelles l’Institut Jane Goodall travaille en étroite collaboration pour améliorer l’environnement local et la vie des habitants autour du parc de Gombe.

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