lundi 28 janvier 2008

Visites de clubs Roots & Shoots

A Kigoma comme à Dar es Salaam, j’ai visité de nombreux clubs Roots & Shoots, la plupart dans des écoles primaires et secondaires, mais aussi dans des centres pour des enfants des rues ainsi que des centres médicaux, acceuillant des enfants victimes du SIDA ou du cancer.

Dans les nouveaux clubs, nous présentons le travail du Docteur Jane Goodall et le programme Roots & Shoots. Une fois un bureau élu avec l’aide d’un responsable parmi le corps enseignant, les membres doivent mettre en place des projets afin de venir en aide à leur communauté, aux animaux qui y vivent et à leur environnement. Pour identifier les principaux problèmes locaux, ils peuvent consulter la presse et effectuer des sondages auprès de leurs voisins. Aprés avoir selectionné les projets les plus réalisables sur le plan matériel et financier, les jeunes passent à l’action et rédigent un rapport à l’attention de l’équipe Roots & Shoots qui les coordonne.

La majorité des clubs ont été établis de longue date en Tanzanie, où ils ont vu leur jour initiallement. Ainsi à Kigoma j’ai eu l’occasion de visiter le club de l’école primaire de Mwenge, qui cultive un jardin exemplaire, lequel comprend des abres fruitiers (papayes destinées à la consommation au sein de l’école et à la vente), ainsi que des plates-bandes afin de réduire l’érosion des sols et les inondations causées par les averses. Le projet le plus commun, car le plus facile à réaliser, est sans doute celui des pépinières. Les graines sont collectées dans les environs ou fournies par l’équipe Roots & Shoots. Il suffit alors d’un abri et d’un peu d’eau pour faire grandir les jeunes pousses, afin de les planter dans la cour des écoles à la saison des pluies, qui commence en janvier dans la région de Kigoma. L’école primaire de Bushshabani, sur les hauteurs de Kigoma, veut créer une zone protégée autour de ses bâtiments pour empêcher que les arbres qui y sont plantés ne soient coupés. Il serait également envisageable de créer un sentier nature et d’y placer des ruches, afin que la vente de miel bénéficie aux villageois. Un autre club a fait preuve d'une grande originalité en réalisant une maquette de Jane à Gombe à partir de matériaux recyclés (papier, sciure, terre). En faisant visiter leur petite exposition, les membres récoltent de l'argent pour financer leurs futurs projets.


Maquette de Jane à Gombe realisée à partir de matériaux recyclés

Le succès des clubs Roots & Shoots est indiscutable, la preuve en est que le programme s’est propagé dans de nombreux pays. Cependant, il reste encore beaucoup de travail pour que davantage d’enfants soient mieux informés sur les enjeux de la protection de la nature et y sensibilisent à leur tour leur communauté. Pour y arriver, nous devons recueillir encore plus de fonds. L’un des autres challenges propres aux clubs Roots & Shoots en Tanzanie tient au système scolaire. Pour passer au niveau secondaire, les élèves doivent réussir un examen et payer des frais importants par rapport aux revenus familiaux moyens. Ceci explique que peu d’élèves sont à même de poursuivre leurs études, et encore moins de parvenir au stade de l’université.

Mon arrivée à Kigoma :

Vendredi 18 Janvier, je me suis envolée pour Kigoma. J’attendais mon départ avec impatience, car Kigoma a toujours été l’endroit où je rêvais d’aller depuis des années. En effet, c’est à Kigoma, ou plus précisemment dans le parc national de Gombe Stream, que tout a commencé à partir des recherches de Jane.
Par sa situation géographique, sur les rives du lac Tanganyika à proximité du Congo et du Burundi, Kigoma accueille plusieurs camps de réfugiés. C’est dans celui de Lugufu, où vivent de nombreux Congolais, que je désirais travailler.
A cause du mauvais état des lignes ferroviaires il a fallu prendre l’avion, mais je n’y ai pas perdu au change, car cela m’a permis d’arriver à temps pour rejoindre Jane lors de l’inauguration de la nouvelle aile consacrée au projet Masito-Ugalla au sein du bureau du JGI de Kigoma.

Sur le modèle du programme TACARE, qui a permis d’améliorer les conditions de vie des habitants des villages autour du parc de Gombe, et ainsi contribuer à la protection des forêts habitées par les chimpanzés, ce nouveau projet vise à participer à la conservation de la biodiversité locale par la promotion du développement durable auprès des habitants de Masito-Ugalla, une zone forestière d’environ 5760 km ² au sud de Kigoma.
Au cours des dernières années, cette région a largement souffert de la déforestation, du traffic de viande de brousse et de mauvaises pratiques agricoles, ce qui a renforcé les problèmes de pauvreté, d’érosion, ainsi que la disparition de la faune et de la flore. A terme, nous pouvons espérer la création de nombreux clubs Roots & Shoots, afin que les jeunes joignent leurs efforts pour assurer à leur région un meilleur futur.

mercredi 16 janvier 2008

Programme de bourse Roots & Shoots-Yatima :

Créé en 2006, le programme de bourse Roots & Shoots-Yatima permet à 26 jeunes de l’orphelinat de Yatima à Dar es Salaam de poursuivre leurs études secondaires. Outre une aide financière, ils reçoivent des conseils et du tutorat. En participant aux activités Roots & Shoots, ils ont également la possibilité de s’informer sur les problèmes majeurs auxquels est confrontée la Tanzanie. Ces jeunes pourront ainsi préparer leur vie d’adultes sur de bonnes bases, et devenir des citoyens informés et actifs qui seront à leur tour à même de venir en aide à leur communauté.

J’ai pu participer à ce projet en animant une journée de développement personnel pour les enfants bénéficiaires du programme lors d’une formation qui comprenait également des modules sur les drogues et le VIH/Sida. A partir de rapides présentations et de jeux, nous avons mis au point plusieurs techniques de résistance « a la pression des pairs » et parlé des relations entre jeunes (sexe, racket, crime, alcool, etc…).






Atelier de developpement personnel (21.12.2007)




Plus tard, j’ai eu l’opportunité de visiter l’orphelinat, qui acceuille plus de 200 enfants. Celui-ci a récemment été déplacé de la ville vers une zone rurale, ce qui a nettement amélioré la qualité de vie a l’orphelinat, dont les habitants peuvent a présent cultiver des fruits pour leur consommation et la vente, et ainsi récolter des bénéfices.

Le bilan annuel que nous venons de terminer est encourageant. La majorité des enfants parrainés a obtenu de bons résultats scolaires. De même, beaucoup ont amélioré leur confiance en eux, ainsi que leurs capacités de communication. Cependant, le programme de bourse Roots & Shoots-Yatima a besoin de moyens humains et financiers plus importants pour prendre en charge davantage de jeunes afin de développer les potentialités scolaires et psycho-sociales de ces enfants particulièrement démunis.




Visite de l'orphelinat (12.01.2008)

lundi 14 janvier 2008

Article- Roots and Shoots Tanzania Newsletter




Roots & Shoots members’ visit to Pugu Hills Forest

Forests host a large number of endemic species in Tanzania. However, it is estimated that about 300 000 to 400 000 hectares of forest are lost annually in the country through deforestation, although recent figures indicate a lower rate.

Given the alarming rate at which Tanzanian forests are disappearing, we decided to take a closer look at the Pugu hills forest, one of the few remnants of the old coastal forest which used to cover the east coast of Africa. Because of its high biodiversity value, the forest has been turned into a reserve, and now hosts the Pugu Hills nature centre, which contributes to its protection. This is where six active Roots & Shoots members from the Bongoyo and Osterbay primary schools, together with international and Tanzanian R&S volunteers, went on a day outing on December, 6th, 2007.

After a short presentation on the causes of the destruction of the forest (charcoal industry, timber, poor agricultural practices, etc…), we explored the area along a 1km nature trail.
The scale of the destruction to the forest could be seen from several viewpoints. Only 40 years ago, it used to host lions, cheetahs and black and white colobus monkeys, which have disappeared today. Nevertheless, thanks to the conservation work done at the Pugu hills centre, we managed to see Blue or Sykes' monkeys (Kisw. Kima) in a mango tree (Kisw. Embe Dodo), as well as antelopes and African civet footprints.

Besides cashew trees, we spotted many plants and tree species such as albizia gummifera (peacock flower or Mkenge in Kiswahili), tamarind, (Tamarindus indica or Mkwaju in swahili), mvules, yellow and wine bamboos and tall sterculia (Mfune in kiswahili).
Divided into pairs, our young forest explorers had to recognize a particular tree and to draw it. They took many notes and collected some leaves, that they used to explain what they have done to the other students back to school. Together they made posters we hope to show in an exhibition during Roots & Shoots month to raise awareness about the threats to the forest.

Julie Estal, International Volunteer

WHAT YOU CAN DO:


If you also feel concerned about the future of the Pugu Forest, you can send a letter to the Ministry of Natural Resources, to tell the authorities that we need to stop destructing this unique forest.
Contact details:
Permanent SecretaryMinistry of Natural Resources and Tourism
P.O. Box 9372 DAR ES SALAAM, Tanzania

You can also check out the Pugu Hills Nature Centre website for additional information on the Pugu Hills Forest: http://www.puguhills.com/.