mardi 9 décembre 2008

Soirée Rencontre

Soirée Rencontre /Témoignage
Des racines et des pousses en Tanzanie

à 18H le mardi 16 décembre 2008 à l’EPJ à Istres (13)


Au programme : expo, projection photos, débat…

De retour...

Ce projet constitue l'aboutissement d'un rêve : celui de participer à la construction du lien social entre les jeunes par delà les cultures et les frontières pour préserver la planète et ses habitants. Aujourd'hui de retour, j'ai de nouveaux défis à relever (à commencer par la recherche d'un emploi ) et à concilier avec la poursuite de mon engagement (expos, rencontres, éducation à la culture de paix etc...).

En Afrique toutes les personnes que j'ai rencontrées continuent à agir, malgré les nombreuses difficultés qui se posent à eux.
Un groupe en France a réussi à obtenir des bourses d'études pour trois jeunes Tanzaniens. Les réfugiés qui se sont grandement investis dans nos activités à Lugufu aspirent à partager leurs connaissances et à introduire leurs actions une fois de retour dans leur pays d’origine, la République Démocratique du Congo. Le camp de Lugufu devait fermer à la fin de l’automne 2008, mais avec les événements dans la région du Nord Kivu la fermeture a été repoussée... Il est difficile de suivre la trace de ces jeunes ambassadeurs de la paix, qui ne doivent pourtant pas rester isolés. Il faut donc plus que jamais les aider à poursuivre leurs efforts, consolider les partenariats transfrontaliers autour du lac Tanganyika et les relayer à travers le monde, pour continuer à garder espoir.

Chacun de nous peut avoir un impact positif sur son environnement et sa communauté, avec un peu de volonté et d'entraide ; un engrais universel pour faire pousser « les racines et les pousses » d’un monde meilleur. A nous donc d’unir nos efforts pour semer ensemble des graines d’espoir et les voir grandir en France et dans le monde.



Pour + d'infos, nous rejoindre, etc... n'hésitez pas à consulter les liens disponibles sur ce blog, où à me contacter !

Quelques portraits

J’ai rencontré pour la première fois plusieurs membres fondateurs de Roots & Shoots au Burundi et en RDC à Kigoma, ville qu’ils connaissent bien pour y avoir vécu alors qu’ils étaient réfugiés. Après m’avoir raconté leurs histoires, leurs succès et leurs difficultés, ils m’ont fait part de leurs espoirs. Voici donc quelques portraits de personnes qui me tiennent particulièrement à cœur :


Parce qu’il a du fuir le Burundi en proie à un violent conflit ethnique, David Ninteretse a vu ses études interrompues plusieurs fois. C’est en Tanzanie qu’il a pris connaissance du programme Roots & Shoots, qu’il a finalement ramené avec lui au Burundi. Il a alors fait la connaissance d’Ancile Ntirwihisha. Ancile fait partie des « Inkingi z’ubuntu » c'est-à-dire des personnes qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres. Dans un quartier à majorité Tutsi, Ancile a caché chez elle des enfants Hutu dont les parents avaient fui de peur d’être tués. Depuis ces enfants ont grandi, et certains ont rejoint Roots & Shoots aux côtés d’Ancile et de David, dans l’espoir d’un meilleur avenir pour un pays à reconstruire.


Justin Kashara a lui aussi dû trouver asile en Tanzanie pour fuir la guerre qui déchirait son pays, la République Démocratique du Congo. Au centre scolaire congolais de Kigoma, il a rencontré John Shabani, un autre réfugié congolais avec qui il partageait son enthousiasme pour Roots & Shoots, qu’ils introduirent de retour en RDC. Ensemble, ils sont parvenus petit à petit à mobiliser les jeunes autour d’activités variées, dont une conférence sur la biodiversité et le tourisme durable et la production d’un CD de musique célébrant la paix.














Initiative transfrontalière pour la paix en RDC en au Burundi






En tant que messagère des Nations Unies pour la Paix, le Dr Jane Goodall souhaite aider les jeunes en République Démocratique du Congo et au Burundi, par une initiative transfrontalière à partir de la Tanzanie. Ce projet permettrait à des jeunes de Tanzanie, du Burundi et de RDC d’unir leur forces pour faire face à plusieurs préoccupations communes : la protection du lac Tanganyika et des primates, ainsi que la promotion d’une meilleure tolérance ethnique et d’une plus grande compréhension des réfugiés et rapatriés au sortir de la guerre. Dans cette perspective, nous avons commencé à collecter des informations auprès des volontaires Roots & Shoots en RDC et au Burundi.



C’est avec ces volontaires que j’ai noué une forte amitié avec et coordonné un voyage d’études dans ces deux pays en période d’après guerre. Ayant dû reporter notre visite en RDC pour des raisons de sécurité, nous sommes partis au Burundi à la rencontre des jeunes, des autorités, et de groupes particulièrement meurtris par la guerre : filles mères, enfants soldats démobilisés et rapatriés privés de leurs terres. Tous sont porteurs d’initiatives pour relancer l’économie de leur pays, qui va devoir relever de nombreux défis pour se relever définitivement des conflits civils.
Au Burundi comme en RDC, les volontaires Roots & Shoots manquent de tout : moyens de transport et de communication, outils, matériel pédagogique, etc… Ils ont donc besoin de l’aide de jeunes du monde entier pour concrétiser leurs espoirs.


Dans ce site de rapatriés oublié des autorités à quelques pas de la capitale, pas d'eau, ni de toitures isolantes, très peu de nourriture, pas d'accès aux soins médicaux ni à l'éducation. Lorsque j'ai rencontré quelques uns de leurs habitants, ils m'ont confié leurs difficultés et leur frustrations, leur sentiment d'être encore et toujours privés de leur identité. Sur place quelques volontaires tentent de les aider à vivre, à exister.

Activités au camp de réfugiés de Lugufu et des alentours








Parce qu’elle est située à proximité de la frontière nord-ouest du pays sur les rives du lac Tanganyika, la région de Kigoma compte plusieurs camps de réfugiés. C’est dans celui de Lugufu, qui accueille environ 40 000 réfugiés de la République Démocratique du Congo, que j’ai séjourné plusieurs mois.

Autour du camp, l’environnement a particulièrement souffert de la déforestation pratiquée pour le bois de chauffage et les cultures, ainsi que de la consommation de viande de brousse par les réfugiés du camp. Face à ce constat, le programme Roots & Shoots a été introduit à Lugufu afin d’éduquer les réfugiés en matière de protection environnementale et de réduire les tensions avec la population locale.

Je suis devenue une vrai « maman poule » au contact de l’équipe de volontaires locaux ! Nous avons en effet obtenu de nombreuses couvées grâce à un incubateur de fabrication artisanale marchant au pétrole et au charbon et pouvant recevoir environ 200 œufs à la fois. Après éclosion, les poussins sont soignés et nourris pendant un mois avant d’être distribués à des enfants formés à l’élevage. En fournissant des sources de protéines animales aux réfugiés dont les rations alimentaires sont dépourvues de viande et de poisson, Roots & Shoots augmente la sécurité alimentaire et les revenus de nombreuses familles afin de diminuer le trafic de viande de brousse dans le camp.

J’ai aussi animé des ateliers sur la planification de projets dans 14 écoles primaires et secondaires du camp, ainsi que des formations à destination des enseignants. Par la suite, certaines écoles ont mis en place des micro-projets pour améliorer les conditions de vie au camp, tel qu’un salon de coiffure pour permettre aux enfants les plus défavorisés de se faire raser les cheveux à tarif réduit, une formalité obligatoire pour être admis en cours. Par ailleurs, de nombreuses écoles entretiennent un jardin potager. Les récoltes sont utilisées dans le cadre de restaurants scolaires pour améliorer la nutrition des élèves, qui distribuent les excédents aux personnes les plus vulnérables du voisinage.
Enfin, c’est pour des centaines d’enfants enthousiastes que nous avons organisé avec des spécialistes des projections vidéo, une exposition, ainsi que des formations sur la protection des chimpanzés et de leur environnement.




Autour du camp :

Pour encourager de bonnes relations avec la population locale, Roots & Shoots offre aux jeunes réfugiés de multiples opportunités de rencontres avec les enfants Tanzaniens à proximité du camp, tels que ceux de l’école secondaire de Kasuramimba. Dans cette école, les enfants luttent contre la coupe des arbres par la création de pépinières, d’une bibliothèque sur la protection de l’environnement ouverte aux réfugiés, ainsi que d’une petite réserve forestière où l’aloe vera et d’autres espèces endémiques telles que ont refait leur apparition.

Comme tous les ans, nous y avons organisé un séjour en camping pour une cinquantaine d’enfants du camp et de ses environs. Tous ont pris part à de nombreuses activités sportives et éducatives dans un esprit ludique et de partage, aux côté des anciens du village et d’une troupe de jeunes acteurs et réfugiés Congolais qui jouèrent des pièces sur la protection de l’environnement et la résolution des conflits. Les enfants sont partis plus soudés, compréhensifs et tolérants vis-à-vis de leurs voisins. Nous avons également organisé des rencontres sportives au cours desquelles la ferveur des jeunes supporters était communicative et inoubliable !

Activités réalisées autour de Kigoma :




J’ai souhaité me rendre à Kigoma car c’est là, à proximité du parc de Gombe où se trouvent les chimpanzés étudiés par Jane et son équipe, qu’ont été mises en place des activités de développement communautaire innovantes et variées (planning familial, agriculture durable, etc…), partant du constat que la conservation environnementale et le bien être de la communauté humaine vont de pair.



Je suis d’abord partie dans la région de Masito-Ugalla, une zone forestière d’environ 5760 km² au sud de Kigoma. Au cours des dernières années, cette région a largement souffert de la déforestation, du trafic de viande de brousse et de mauvaises pratiques agricoles, ce qui a accru la pauvreté, l’érosion, ainsi que la disparition de la faune et de la flore. Sur place nous avons visité des écoles isolées et pour la plupart dénuées de tout (classes, matériel scolaire, professeurs) afin de sensibiliser les écoliers à la protection de l’environnement.

Activités réalisées à Dar Es Salaam



Afin de sensibiliser les jeunes Tanzaniens à la protection de l’environnement et de promouvoir une culture de paix et de solidarité, j’ai initié plusieurs activités, l’objectif étant de stimuler l’inventivité et l’autonomisation des jeunes.

A Dar es Salaam, j’ai animé des ateliers de sensibilisation à la protection de la nature et à la promotion du bien-être de la communauté humaine et animale au sein de différentes structures (écoles, orphelinats, centres médicaux, etc...). A la suite de ces ateliers, différentes activités ont été organisées, telles que des sorties éducatives, divers concours et rencontres sportives, ainsi que des opérations de nettoyage.



Programme de bourse Roots & Shoots-Yatima :

Je me suis particulièrement investie en faveur du programme de bourse Roots & Shoots-Yatima, qui permet à 26 orphelins de poursuivre leurs études secondaires grâce à un soutien financier et moral et un suivi pédagogico-médical. Les enfants sont invités à s’impliquer dans le cadre de Roots & Shoots afin de gagner en confiance par le biais d’activités collectives et leur permettre de préparer leur vie d’adulte sur de bonnes bases.

Ce projet récent a besoin de moyens humains et financiers plus importants pour prendre en charge davantage d’orphelins. C’est pourquoi j’ai d’abord contribué à l’évaluation du programme et à la recherche de fonds, avant d’animer un séminaire de développement personnel pour améliorer la communication et la prise de décision parmi les boursiers.

2. Les jeunes en Tanzanie :


La Tanzanie est un pays d'Afrique de l'Est, situé en bordure de l'océan indien. Il est entouré au nord par le Kenya et l'Ouganda, à l'ouest par le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo, au sud-ouest par la Zambie et le Malawi et au sud par le Mozambique.



La Tanzanie actuelle est née de l'union du Tanganyika et de Zanzibar le 26 avril 1964, peu de temps après leur indépendance respective vis-à-vis du Royaume-Uni.
Le pays couvre 945 087 km². Il présente un relief varié et abrite de nombreuses espèces animales et végétales, dont la plupart sont menacées. Sa capitale, Dodoma, est située à l'intérieur des terres. Cependant, le principal pôle économique reste l'ancienne capitale Dar es Salaam, sur la côte. Les langues officielles sont le Kiswahili et l'Anglais, mais on parle également l'Arabe.
La Tanzanie est peuplée de plus de 40 millions d'habitants. Malgré un certain essor économique, la Tanzanie est encore l’un des pays les plus pauvres au monde, avec un fort taux de mortalité infantile et environ 1,6 million de personnes contaminées par le Sida, ce qui place la Tanzanie au 12e rang mondial des pays touchés par le VIH.
Par sa situation géographique, la Tanzanie est le pays africain qui accueille le plus de réfugiés, provenant principalement du Burundi et de la République Démocratique du Congo. Actuellement, plus de 500 000 d'entre eux se trouvent sur son territoire, dont une majorité de femmes et d’enfants.
La Tanzanie est un pays jeune qui présente de nombreux atouts, même si en raison de son système scolaire, encore peu d’enfants peuvent poursuivre leur scolarité à l’issue de l’école primaire. Cette jeunesse doit être solidaire pour protéger ses richesses environnementales afin d’assurer son avenir, et par-là même celui d’un pays, d’un continent, et de la planète. C’est donc auprès de ces jeunes écoliers, orphelins, victimes de la maladie et réfugiés, que je me suis rendue pour faire grandir « des racines et des pousses »...

Comment l’idée des racines et des pousses a germé...


Cette démarche s’inscrit en parfaite continuité avec mon chemin de vie, qui, compte tenu de mes valeurs (tolérance, dignité et solidarité) et mes centres d’intérêts (la protection de des droits humains, de la nature et la coopération internationale), m’a amenée à croiser celui du Dr Jane Goodall, grande primatologue et dame de cœur. J’ai pu littéralement marcher dans ses traces, et partager une expérience exceptionnelle autour du lac Tanganyika en Tanzanie.




1. Comment l’idée des racines et des pousses a germé...

D’origine britannique, le Docteur Jane Goodall s’est fait connaître pour ses observations sur le terrain. Parce que nos proches cousins sont grandement menacés, le Docteur Goodall ne cesse d’œuvrer pour leur protection à travers l’Institut qui porte son nom depuis 1977 aux Etats Unis, et qui est représenté en France depuis 2004.

C’est en Tanzanie, en 1991, que Jane Goodall et un groupe de jeunes Tanzaniens soucieux de préserver l’environnement ont créé « Roots & Shoots », le programme jeunesse de l’Institut Jane Goodall. Celui-ci vise à encourager la compréhension, favoriser le respect et la compassion et inciter chacun à mener des actions dans trois domaines majeurs :
· L'environnement (naturel et / ou façonné par l'homme)
· La communauté animale (sauvage et / ou domestique)
· La communauté humaine

Roots & Shoots, que l’on peut traduire en Français par « des racines et des pousses », représente un message d’espoir. A l’image des racines et des jeunes pousses qui peuvent transpercer les murs les plus solides pour atteindre la lumière, chaque individu, si jeune soit-il, peut améliorer le sort du monde. Roots & Shoots aujourd’hui, c’est plus de 8 000 groupes de jeunes répartis dans une centaine de pays.

Lorsque j’ai rencontré le docteur Jane Goodall pour la première fois en 2003, celle-ci m’a demandé de mobiliser les jeunes de mon entourage autour de la construction de colombes géantes pour la paix, ce qui s’est concrétisé par un défilé à l’occasion de la journée internationale de la paix à Marseille. Dès lors, j'ai toujours souhaité partir en Tanzanie, là où le programme avait commencé, pour réaliser des activités de plus grande envergure aux côtés de jeunes particulièrement vulnérables et désireux d’améliorer leur cadre de vie.

dimanche 1 juin 2008

Un jardin potager au camp de refugies de Lugufu




De nombreux clubs Roots & Shoots dans les ecoles primaires et secondaires ont leur jardin potahger au camp. Apres avoir distribue outils et graines, il est temps de planter pour recolter des legumes dans les mois a venir. En attendant, le responsable de l'un de ces clubs nous livre ses impressions.




In the Lugufu Congolese refugee camp in Tanzania, we decided to cultivate a garden. We have planted three kinds of vegetables: eggplants, amaranth and cabbages. It was not easy because of the lack of gardening tools and of the poverty of the soil.

To fertilize it we have received animal manure from GRACE, a local development NGO. In the meantime the plants had started to grow in the nursery. We put a few handfuls of manure in and around the holes we dug to plant them. Indeed we have understood that the good health of the plants depends on the fertilizers obtained from animal manure. Our garden is a very good illustration of that. Not only does it provide food to our families and vulnerable community members, but it also enables us to sell the remaining crops. Moreover, teachers regularly use our garden to teach children botany.

However, because of the bad habit of lighting bushfires, and of the deforestation taking place around the Lugufu riverbed, there has been scarcely enough water brought by the drinking water distribution network to reach the school water tank since the second week of May. Many flowers dried up, and the production diminished, so that we could not meet the demand for eggplants from community members.

Today, all Congolese refugees from Lugufu understand that if they follow Roots & Shoots members’ advice on environment conservation, they will be hugely rewarded. So the education given to the children by Roots & Shoots needs to be supported by everyone.

Mulubi Mulonda
A 05 B21 P03
Hekima Secondary School

Champ de Mais, Ecole primaire de Kilimanjaro

lundi 19 mai 2008

Elevage de volailles au camp de Lugufu

Je suis devenue une véritable une maman poule ! Au début du mois d’avril nous nous sommes procuré environ 200 oeufs de poules et de pintades, auprès de nos membres qui avaient déjà bénéficié de volailles ou achetés au marche. Nous les avons mis dans notre incubateur de fabrication artisanale. Il s’agit d’un meuble en bois avec deux tiroirs ou sont placés les oeufs, et un bac de chauffage. L’incubateur fonctionne au charbon et aux lampes à pétrole.



Notre incubateur

Chaque oeuf a été marqué avec mes initiales de par et d’autre, et régulièrement retourné pour favoriser le bon développement du fœtus à l’intérieur. Comme nous n’avons pas de moyens fiables pour mirer les oeufs (vérifier si les oeufs contiennent des embryons en bonne santé) nous avons un fort pourcentage de perte, qu’il faut remplacer par de nouveaux oeufs. Apres 28 jours pour les poussins et environ 9 jours supplémentaires pour les pintades, les oeufs ont commencé à éclore. Quel spectacle attendrissant de voir les bébés sortir de leur coquille !


Une fois leur plumage sec, nous les avons mis dans un carton sur de la sciure. Nous leur avons préparé de la nourriture : plusieurs kilos de graines de soja, maïs, petits poissons broyés et mélangés avec des vitamines. Apres un ou deux jours les petits sont lâchés dans l’enclos ou ils peuvent se dégourdir les pattes dans l’herbe.


Autour de l’abreuvoir dans l’enclos

A Kigoma nous avons aussi acheté des médicaments, car à défaut de vaccins nous leur administrons des traitements préventifs contre les vers, la salmonellose et autres maladies... Après une semaine, et malgré de nouvelles pertes pour les plus fragiles, les poussins ont déjà bien grandi. Nous les garderons un mois pour les distribuer aux membres Roots & Shoots qui auront reçu une formation à l’élevage, et pourront ainsi bénéficier de sources de protéines bienvenues au camp où les rations de nourriture ne contiennent pas de viande ni de poisson, et où la tentation de recourir à la viande de brousse, un mets apprécié par les Congolais, est bien grande.

lundi 21 avril 2008

Formation et excursion au parc national de Gombe avec des coordinateurs Roots & Shoots

Les 4 et 5 avril 2008, nous avons invité une trentaine de coordinateurs Roots & Shoots de Kigoma et du camp de réfugiés de Lugufu pour deux journées particulièrement formatrices. Le premier jour j’ai animé un séminaire sur le rôle du coordinateur Roots & Shoots, qui abordait de nombreux thèmes, des techniques de recrutement aux différentes phases du cycle de management de projet. Ce fut aussi l’occasion de nous entretenir directement avec les coordinateurs pour mieux les connaître et partager leurs expériences. La journée s’est achevée sur une présentation de l’historique et les différents programmes de l’IJG dans la région par M. Jumanne Kikwale, qui travaille pour l’Institut à Gombe depuis de nombreuses années. Cette formation a rencontré un franc succès, les participants étant repartis stimulés et désireux de partager le fruit de leurs discussions avec les membres de leurs clubs.

Augustino Lunyange, Coordinateur regional Roots & Shoots à Kigoma et moi, animant un atelier sur la supervision des clubs Roots & Shoots

Le lendemain, nous avons organisé une excursion au parc national de Gombe pour une quinzaine de coordinateurs du camp de réfugiés de Lugufu. Nous sommes partis à bord d’un des bateaux de l’Institut, notre bureau ayant un accès direct au lac. Quel plaisir de prendre son petit déjeuner (chapatis et sodas sous une petite pluie) en voyant défiler le rivage, les barques de pêcheurs et les familles de babouins. Longeant les collines qui bordent le lac, on ne peut qu’être frappé par le contraste entre les collines verdoyantes du parc et celles qui ont fait l’objet de déforestation. D’abord dégradée par l’homme, la nature reprenait peu à peu ses droits au fur et à mesure que nous nous rapprochions du parc, la végétation devenant de plus en plus luxuriante. A l’entrée du parc j’ai du mal à croire que je suis sur le point de réaliser l’un de mes rêves de petite fille les plus chers : partir sur les traces de Jane Goodall à la rencontre des chimpanzés a Gombe… Et la réalité a dépassé tout ce que j’avais pu imaginer à partir des récits de ma primatologue préférée !

A leur arrivée, les quelques visiteurs de Gombe (le prix d’entrée du parc étant volontairement élevé) sont d’abord invités à prendre connaissance du règlement du parc en matière de sécurité et d’hygiène, le contact avec les humains pouvant grandement fragiliser la petite communauté de chimpanzés de Gombe, actuellement réduite à environ 170 individus. Après les formalités de rigueur, nous voilà partis sur la piste de ceux que j’ai appris à connaître par les récits de Jane, et qui m’accompagnent depuis mon enfance. C’est donc pratiquement comme si je rendais visite à de vieilles connaissances, dans un environnement privilégié, un havre de paix et de verdure surplombant le bleu azur du lac… Mon cœur s’emballe aux premiers cris de chimpanzés, m’aidant à trouver la force de suivre notre guide à travers les broussailles. Et soudain je lève les yeux sur un bébé chimpanzé suspendu dans les lianes, sa famille à ses pieds. C’est ainsi que nous avons suivi Gremlin et Gaia à travers la forêt, là dégustant de jeunes tiges, là allaitant les jumeaux, plus loin pour une séance de « gratt’amicale » ou dépouillage collectif dans un écrin de feuillages et branchages.

Et dans un écrin de verdure…

Ne souhaitant pas déranger trop longtemps la tranquillité de nos hôtes, nous poursuivîmes notre promenade sur les sentiers forestiers au milieu des oiseaux, cikalas (cigales locales) et autres primates (babouins, red colobus), sous le soleil et la pluie, pour rejoindre la plage, avec au loin, les montagnes burundaises et congolaises. Quelle joie de nager dans ce paysage, puis de céder à la rêverie en observant le coucher du soleil… La nuit, les étoiles paraissent plus brillantes à Gombe, avec les lanternes des barques de pêcheurs qui leur répondent a l’horizon.

Plage à Gombe

Le lendemain, nous avons pu assister au petit déjeuner de Ferdinand au prix d’une course sur les versants sud du parc, au cours de laquelle nous aurions bien cédé notre statut de bipède contre celui de quadrupède à poils, bien plus pratique et discret ! Au retour nous avons suivi la rivière jusqu'à la cascade de Kakombe, celle auprès de laquelle les chimapzes viennent aussi se ressourcer, passant de longs moments à observer la beauté des chutes d’eau…

Plus le temps de se rendre à Jane’s peak, notre permis de 24 heures venant à expiration… la prochaine fois, j’espère ! En attendant, ces moments resteront gravés dans mon esprit à jamais. Le voyage de retour a lui aussi été inoubliable, en water taxi, une large barque à moteur sur laquelle les passagers sont assis sur les côtés, qui faisait escale à chaque village afin de charger les cargaisons de poissons argentés.

Water taxi

A Kigoma, plus une minute à perdre, car je devais boucler le budget et repartir au plus vite au camp de Lugufu afin de reprendre nos activités, accompagnée de Bedan, un autre volontaire Roots & Shoots, un talkie-walkie et deux vélos pour nous déplacer… Et la encore le travail ne manqua pas, à commencer par une réunion avec les participants à ces deux journées pour mettre en place de nouvelles activités sur les chimpanzés avec les enfants dans le camp de réfugiés.

lundi 24 mars 2008

Le programme Roots & Shoots dans le camp de réfugiés congolais de Lugufu

Après plusieurs mois d’attente, me voici enfin arrivée au camp de Lugufu, ou vivent actuellement environ 51 000 réfugiés congolais, qui devraient être rapatries en République Démocratique du Congo dès que possible.

Lugufu est l’un des 12 camps de réfugiés qui existent dans la région de Kigoma. Il est situe à proximité de réserves forestières et de zones d’habitat pour les chimpanzés grandement menacées. Or l’environnement local a particulièrement souffert de la déforestation pratiquée pour le bois de chauffage et les cultures, et de la consommation de viande de brousse du fait de cet afflux important de réfugiés.


Une colline émerge de la plaine de Lugufu, au coucher du soleil

La nomination du Dr Jane Goodall en tant que Messagère des Nations Unies pour la Paix a permis de réagir face à ce problème par l’introduction du programme Roots & Shoots dans le camp de Lugufu.

Tout a commencé en février 2000 à Kigoma, où des membres de Roots & Shoots ont mis en place un projet d’aide communautaire afin de sensibiliser les écoliers aux droits des réfugiés et à l’action des organisations qui leur viennent en aide. Le but principal de ce projet était de réduire le fossé qui existe entre les réfugiés et la population locale. Ils ont également distribué des savons et des vêtements aux enfants dans le camp de Lugufu. Cette initiative a attiré l’attention du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies, qui a dès lors apporté son soutien logistique et financier au programme de Roots & Shoots dans le camp. C’est ainsi qu’ont été créés plusieurs poulaillers et jardins dans les écoles pour améliorer les conditions de vie des réfugiés. Des volontaires Roots & Shoots ont conduit des campagnes contre le trafic de viande de brousse et l’abattage systématique des arbres, et initié un réseau actif de clubs et de responsables à travers le camp, large de plus de 5 kms. Une autre particularité du programme Roots & Shoots à Lugufu est l’éducation à la paix par le biais de présentations dans les écoles et d’évènements particuliers réunissant réfugiés et enfants Tanzaniens telles que des rencontres sportives et l’organisation de campings d’intégration.

Le camp héberge aujourd’hui environ une vingtaine de clubs Roots & Shoots, repartis entre les différents établissements scolaires : écoles primaires, secondaires (ou instituts) et université. Ils sont supervisés par Eduard Amuri, réfugié et pasteur, et Shadrach Meshach, coordinateur local. Tous deux aident les clubs de Lugufu à réaliser des activités salutaires pour la communauté des réfugiés : restaurants scolaires, culture de mais, patates douces et autres légumes pour améliorer l’alimentation des membres Roots & Shoots et récolter des bénéfices afin de venir en aide aux personnes les plus vulnérables, etc... L’équipe Roots & Shoots dispose également d’un incubateur de fabrication artisanale, qui permet de distribuer des volailles à de nombreuses familles de réfugiés ainsi qu’aux clubs à l’extérieur du camp.


Restaurant scolaire, Club Roots & Shoots de l’école primaire de Lualaba

Le programme Roots & Shoots à Lugufu est aujourd’hui considéré comme un modèle d’intégration réussie entre réfugiés et populations locales. Pourtant, il reste encore de nombreux challenges à surmonter dans les mois à venir : le manque de semences et d’outils de jardinage, de moyens de transports et de communication, ainsi que la perspective de la fermeture du camp et le rapatriement des réfugiés vers la République Démocratique du Congo, où nous espérons pouvoir aider les membres Roots & Shoots à poursuivre leurs activités.

Match de football entre les membres Roots & Shoots des écoles secondaires Amani et Luundo

Pour l’heure, la priorité est d’aider les enfants réfugiés à sortir de leur isolement. C’est pourquoi nous avons organisé des rencontres sportives, des excursions à Gombe pour aller voir les chimpanzés ainsi qu’un week end d’intégration et de formation. De même nous avons invité les membres Roots & Shoots de Lugufu à faire part de leurs histoires, activités et espoirs dans des lettres que les représentants tanzaniens apporteront au sommet mondial Roots & Shoots qui se tiendra en avril prochain aux Etats-Unis. Ainsi ils pourront faire entendre leur voix par delà les limites du camp, et nous l’espérons recevoir des témoignages d’amitié et d’encouragement de la part de membres Roots & Shoots d’autres pays. Si vous êtes intéressés, vous pouvez également correspondre en francais avec l’un des clubs de Lugufu par le biais du programme “Collaborer pour comprendre” (Partnerships in Understanding). N’hésitez pas a contacter l’équipe Roots & Shoots de votre pays pour plus d’informations.

Promotion des échanges entre réfugiés congolais et écoliers tanzaniens

Il existe plusieurs clubs Roots & Shoots aux alentours de Lugufu. Par exemple, le club des Jeunes garçons, vise à mobiliser les enfants des rues autour d’activités constructives telles que la culture de fruits et le football. Le club de l’école primaire de Rubona a construit ses propres ruches à l’aide de bambous et de bouses de vache. Kasuramimba est l’une des écoles phares du programme. Les membres du club Roots & Shoots y élèvent des poulets, font pousser des arbres et récoltent du miel. Ils ont aussi obtenu la gestion exclusive d’un terrain à proximité de l’école où il est à présent interdit de couper des arbres. Sur cette parcelle, des espèces endémiques ont refait leur apparition, ainsi que des herbes médicinales qui servent à toute la communauté, comme l’aloe vera.

aloe vera. Kazuramimba

Le Docteur Goodall est également à l’origine d’une bibliothèque construite avec l’aide des habitants de Kazuramimba en 2005 et destinée à devenir un point d’échange privilégié entre les réfugiés et les enfants tanzaniens. Cette bibliothèque attend de recevoir des livres sur la conservation de l’environnement et des manuels scolaires en anglais, français et swahili. Si vous souhaitez les aider merci de laisser vos coordonnées en commentaires et/ou envoyer un E.mail (en Anglais) au responsable Roots & Shoots régional : alunyange@janegoodall.or.tz


Bibliothèque sur la conservation de l’environnement, Kazuramimba

C’est à l’école de Kasuramimba que se sont retrouvés une cinquantaine de membres Roots & Shoots de Lugufu et des alentours. Surnommés « COTAs » ou Congolais-Tanzaniens, ces enfants s’apportent aide et soutien mutuels par le prêt de manuels échangés contre de la farine et d’autres denrées de première nécessité. Il s’agissait, le temps d’un week end, de favoriser les échanges par le biais, à l’occasion d’une sortie en camping, d’éducation et de formation sur Roots & Shoots et l’Institut Jane Goodall, ainsi que sur le développement personnel.


Un personnage traditionnel Congolais attire les enfants à l’école de Kazuramimba pour participer aux festivités

Outre des projections audio-visuelles sur l’œuvre du Dr Goodall, plusieurs intervenants sont venus à la rencontre des enfants : un expert de l’étude du comportement des chimpanzés à Gombe, un ancien du village qui raconta des histoires autour d’un feu de camp, une troupe de jeunes acteurs et réfugiés Congolais qui jouèrent des pièces sur la protection de l’environnement et la résolution de conflits, etc...



La troupe de réfugies congolais des Young Negros

Dans une ambiance enjouée, les enfants ont appris à mieux se connaître et à vivre en communauté. Ils sont repartis avec des chants et des projets plein la tête, qu’ils ne manqueront pas de partager avec les autres membres de leurs clubs à leur retour au camp.

mercredi 5 mars 2008

Visite des projets supervisés par le centre de conservation de l’environnement de l’Institut Jane Goodall à Kigoma

Le centre de conservation de l’environnement de l’Institut Jane Goodall à Kigoma a récemment reçu la visite de plusieurs membres de la Jane’s Peak Society, qui soutiennent financièrement l’Institut Jane Goodall aux Etats Unis. Ceux ci ont souhaité se rendre sur place pour aller à la rencontre des personnes qui participent aux projets de l’IJG en Tanzanie.


C’est dans ce cadre que je les ai accompagnés à la coopérative de café de Kalinzi, à quelques heures de Kigoma. Cette coopérative fait partie du programme TACARE, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des villages autour du parc de Gombe, et ainsi contribuer à la protection des forêts habitées par les chimpanzés.

Là-bas l’IJG a aidé les exploitants à obtenir un prix équitable pour leur production tout en faisant la promotion d’une agriculture durable. La région compte environ 12 000 exploitants répartis sur 25 000 a 30 000 hectares. De plus en plus d’entre eux choisissent de participer à la coopérative, et peuvent ainsi bénéficier de prêts et d’engrais, en échange d’une petite contribution financière et d’un contrôle de qualité. La coopérative s’efforce de réduire au maximum l’utilisation d’engrais, la plupart étant d’ailleurs d’origine naturelle, et espère développer sa production de café organique.

C’est de Kalinzi que provient le « café de la resserve de Gombe » commercialisé par Blue Mountain aux Etats Unis et disponible à la vente sur le site Internet américain de l’Institut Jane Goodall.

Paquets de café de la réserve de Gombe, coopérative de Kalinzi

Sur les paquets on peut lire le slogan suivant : « Une bonne tasse de café peut changer votre journée, une très bonne tasse de café peut changer le monde ». Le café de la réserve de Gombe a certainement amélioré la vie de nombreux agriculteurs, qui ont vu leurs revenus augmenter considérablement au cours des dernières années, ainsi que l’environnement local par l’instauration d’un système hydrologique non polluant et la récupération des eaux utilisées pour nettoyer les grains de café.

Apres nous avoir expliqué les étapes de fabrication du café, les responsables de la coopérative nous ont emmenés dans une plantation. Les plants, particulièrement fournis, poussent a l’ombre de grands arbres qui leur procurent l’ombre et le nitrogène nécessaire à leur développement.


Café de la réserve de Gombe, Kalinzi

Lors d’un repas tiré du sac sur un plateau surplombant le parc de Gombe et ses environs, nous avons pu constater l’ampleur des dégradations environnementales provoquées par la déforestation qui résulte de l’accroissement de la population, ainsi que les efforts déployés dans le cadre du Projet « Greater Gombe Ecosystem » pour les contrer. Les équipes du GGE parcourent la région pour sensibiliser la population et décider de l’occupation des sols d’une façon plus respectueuse de l’environnement, en utilisant notamment des images satellites.

Enfin nous nous sommes rendus à un point d’eau filtrée, fournissant gratuitement à la communauté locale une eau non polluée.



Exemple de reboisement des collines du Greater Gombe Ecosystem

Tout au long de cette journée, nous avons été accompagnes par les autorités gouvernementales, avec lesquelles l’Institut Jane Goodall travaille en étroite collaboration pour améliorer l’environnement local et la vie des habitants autour du parc de Gombe.

dimanche 24 février 2008

After the war : Roots & Shoots in Burundi and the Democratic Republic of Congo

As an international Roots & Shoots volunteer in Tanzania, I had the opportunity to meet with several founding members of Roots & Shoots from Burundi and Congo. In Kigoma, where they used to live when they were refugees, they told me about their stories, successes and difficulties, and shared their hopes for the future. Now they are looking forward to receiving some further support from the Roots & Shoots network in order to develop their activities in their respective countries, which are slowly recovering from the past conflicts.

Because of the war destroying his country, Burundi, David Ninteretse grew up in Tanzania. He went back there as soon as possible, in order to resume his studies in French, until the war broke out again with the assassination of the first Hutu President elected in Burundi. Back in Tanzania, David studied another two years at the Congolese school in Kigoma, where he took part in Roots & Shoots activities. Unfortunately, he had to interrupt his studies once again when the school closed. After staying for some time at the Nyanugusu Congolese refugee camp, he went to Uvira, in the Democratic Republic of Congo, until conflict erupted there in 2005, forcing him to flee the country.
Although he could not come back to Tanzania as a refugee, David returned to Burundi where he met with Ancile Ntirwihisha, a local French teacher. Ancile is part of « Inkingi z’ubuntu », that is to say the people who risked their life to save other people. Ancile used to live in a district inhabited by a majority of Tutsis, as Hutus had fled, fearing they would be killed by the Tutsis. When war broke out in town, Ancile tried to save the students whose parents ran away by hiding them in her house. Since then, those students grew up, and some of them eventually joined Roots & Shoots with Ancile, in the hope of building a better future for their country.

With the help of a few Tanzanian friends, the first club of “Jane Goodall young volunteers” of Burundi was created in April, 2006. Another club, composed of Tutsi and Hutu children and named “the children of hope” was developed to promote peace in their area. Today there are 18 Roots & Shoots clubs in Burundi, with more than 600 members, from primary school to university, as well as marginalized communities such as the Twa ethnic group, bicycle-taxi drivers and orphans, whom David and his friends have helped to teach music. The later have their own club, which is called “impanuzi”, and means “counseling club”. In addition to planting trees, Roots & Shoots members talk to government officials about deforestation and bush meat trafficking.

Originally from the Democratic Republic of Congo, Justin wanted to emigrate to South Africa to flee from the war which was tearing his country apart. Instead he found shelter in Tanzania, where he met with John Shabani, another Congolese refugee. John told him about Doctor Jane Goodall, the Jane Goodall Institute which she founded, and Roots & Shoots. Interested in the philosophy of the JGI youth program, Justin decided to take part in Roots & Shoots activities in Tanzania. During the years that followed, John and Justin looked for funds and information to send back to the Democratic Republic of Congo (DRC) so that they could launch Roots & Shoots there.

And in 2006, they did just that. The first Roots & Shoots club in DRC was created in 2006 at the superior pedagogical institute of Bukavu. It initially had eight members. On a voluntary basis, the Roots & Shoots group endeavored to spread awareness about the program through debates and meetings in youth centers and schools visits. They also ran HIV/AIDS testing campaigns, as well as workshops on environmental protection. They were rewarded for their efforts; today there are 16 clubs in DRC, mostly in the North Kivu region, and there are still several requests to create new clubs.
Amongst other activities, Congolese Roots & Shoots clubs built tree nurseries, and celebrated the international Arbor Day with music, drama and poetry. In Uvira, one club planted bamboos along one part of the shore of Lake Tanganiyka. Other Roots & Shoots members visited the Kauzi-Biega national park, where many elephants and gorillas have been killed during the conflict which lasted from 2004 to 2006. At the university level, a conference on biodiversity and sustainable tourism was organized in September 2007. Furthermore, Roots & Shoots clubs from Burundi and DRC came together to make an audio CD celebrating peace, which they sell to collect funds for their future activities.

The founding members of Roots & Shoots in Burundi and DRC are all volunteers. They ran their activities with their own financial contributions, and devoted a lot of time and energy to Roots & Shoots in a particularly difficult setting. Recently there has been three earthquakes in DRC, which caused substantial material damage.
Nevertheless they have numerous projects for 2008, starting by creating Roots & Shoots clubs in the entire country in order to inform as many children as possible about environmental conservation.

In order to fulfill these objectives, our friends seek to receive further documentation and advice from Roots & Shoots members at the international level, especially from French speaking countries. This collaboration could take place through the Partnerships in Understanding program, which enables groups from different countries to exchange ideas and information, and eventually create lasting bonds.
If you are interested in building such a partnership with a Roots & Shoots club in Burundi or DRC, please get in touch with you national branch. Let us hope now that we will be able to gather our strengths to move a spirit of peace across the borders in order to build a better future and lasting peace in Burundi and DRC.

Visit to Kitwe, one of the main sites of the TACARE program, with Roots & Shoots volunteers from Burundi, DRC and Tanzania
Après la guerre : Roots & Shoots au Burundi et en République Démocratique du Congo

En tant que volontaire internationale pour Roots & Shoots en Tanzanie, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs membres fondateurs de Roots & Shoots au Burundi et au Congo à Kigoma, ville qu’ils connaissent bien pour y avoir vécu alors qu’ils etaient réfugiés. Après m’avoir raconté leurs histoires, leurs succès et leurs difficultés, ils m’ont fait part de leurs espoirs, dont celui de bénéficier du soutien du réseau Roots & Shoots pour développer leurs activités dans leurs pays, qui se relèvent peu à peu de la guerre.

Justin voulait émigrer en Afrique du Sud pour fuir la guerre qui déchirait son pays, la République Démocratique du Congo. Il a trouvé asile en Tanzanie, où il a rencontré John Shabani, un autre réfugié congolais. C’est alors que John lui a parlé du Docteur Goodall, de l’institut qui porte son nom, et de Roots & Shoots. Intéressé par la philosophie du programme jeunesse du JGI, Justin a décidé de participer aux activités Roots & Shoots en Tanzanie. Pendant deux ans, John et Justin ont cherché des informations et des fonds pour rentrer au pays et y introduire Roots & Shoots.

Arrivés en RDC en 2006, ils creèrent le premier club Roots & Shoots à l’institut supérieur pédagogique de Bukavu, alors composé de 8 membres. Toujours sur la base du volontariat, l’équipe fondatrice de Roots & Shoots au Congo s’est efforcé de faire connaître le programme à travers des débats et des réunions dans les centres de jeunes et des visites d’écoles. Elle a également conduit des campagnes de dépistage du virus VIH/SIDA et d’éducation à la protection de l’environnement. Tous ces efforts ont été récompensés ; il existe aujourd’hui 16 clubs en RDC, dont la plupart se situent dans la région du Nord Kivu. Par ailleurs, plusieurs demandes de constitution de nouveaux clubs ont été reçues.
Parmi les activités réalisées, les clubs Roots & Shoots congolais ont construit des pépinières, distribué des arbres et célébré la journée internationale de l’arbre par de la musique, des sketches, ainsi que des poèmes. Un club d’Uvira a planté des roseaux au bord du lac Tanganiyka. D’autres membres Roots & Shoots ont visité le parc national de Kauzi-Biega, où ils ont pu constater que beaucoup d’éléphants et de gorilles ont été tués pendant les hostilités de 2004 à 2006. Une conférence sur la biodiversité et le tourisme durable a été organisée au niveau universitaire en Septembre 2007. Enfin, des clubs Roots & Shoots du Burundi et de RDC se sont regroupés pour produire un CD de musique célébrant la paix et destiné à la vente afin de récolter des fonds pour financer de futures activités.

L’équipe de Roots & Shoots RDC a fait preuve d’une grande volonté pour mener à bien de nombreux projets dans un pays dévasté par la guerre. A présent, elle a besoin du soutien de ses pairs pour l’aider à développer ses activités plus sereinement.

A cause du conflit qui sévissait dans son pays, le Burundi, David Ninteretse a grandi en Tanzanie. Dès que possible, il est retourné dans le pays de ses parents, où il a recommencé ses études en Français. Cependant celles-ci ont été interrompues à la reprise de la guerre, déclenchée par l’assissinat du premier président Hutu élu au Burundi. De retour en Tanzanie, David a étudié deux ans au centre scolaire congolais de Kigoma, où il a pris part aux activités d’un club Roots & Shoots. Malheureusement, il n’a pas pu poursuivre ses études à cause de la fermeture du centre. Après avoir transité au camp de réfugiés congolais de Nyanugusu, il est parti à Uvira, en République Démocratique du Congo, jusqu’au conflit qui éclata en 2005 et qui le força à fuir le pays.
Bien que dans l’impossibilité de retourner en Tanzanie comme réfugié, David est rentré au Burundi. Là il a fait la connaissance d’Ancile Ntirwihisha, enseignante et maman de cinq enfants. Ancile fait partie des « Inkingi z’ubuntu » c'est-à-dire des personnes qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres. Elle habitait dans un quartier à majorité Tutsie car les Hutus avaient fui de peur que les jeunes Tutsis ne les tuent. Lorsque la guerre a éclaté en ville, Ancile a essayé de sauver les élèves dont les parents avaient fui le quartier en les gardant chez elle. Depuis ces enfants ont grandi, et certains ont rejoint Roots & Shoots aux côtés d’Ancile, dans l’espoir d’un meilleur avenir pour le pays qu’il reste à reconstruire.

Avec l’aide d’amis de Tanzanie, le premier club de “Jeunes Volontaires de Jane Goodall” du Burundi a été créé en avril 2006. Un autre club, baptisé “les enfants de l’espoir”, regroupant enfants Tutsis et Hutus, a participé à la promotion de la paix. Aujourd’hui il existe 18 clubs Roots & Shoots qui rassemblent plus de 600 membres dans les écoles primaires, secondaires et les universités, sans oublier les communautés marginalisées telles que l’ethnie des Twa, les taxis-vélos et les enfants orphelins, auxquels David et ses amis ont enseigné la musique. Ces derniers ont leur propre groupe, appelé club impanuzi, qui veut dire “club de conseil”. L’équipe fondatrice de Roots & Shoots a parlé des problèmes de déforestation et de trafic d’espèces protégées avec le gouvernement. De leur côté, les clubs luttent contre l’érosion en plantant des arbres.

Tout comme les volontaires Roots & Shoots en RDC, L’équipe de Roots & Shoots Burundi est entièrement constituée de volontaires. Tous ont entrepris leurs activités sur la base de leurs propres contributions, en temps, énergie, et argent dans un contexte particulièrement difficile. Il y a eu trois tremblements de terre en RDC au cours des dernières semaines, ce qui a causé plusieurs dégâts matériels.
Pour autant, nos amis ont de nombreux projets pour 2008, à commencer par celui d’établir des clubs Roots & Shoots sur le plan national afin de sensibiliser un maximum d’enfants aux enjeux de la promotion de la paix et de la protection de la nature.

Pour que ces objectifs aboutissent, ils cherchent à recueillir de la documentation sur Roots & Shoots, ansi que des conseils des autres branches de Roots & Shoots dans le monde, tout spécialement de la part de clubs francophones, Ce partenariat pourrait s’effectuer notamment à travers le programme “Collaborer pour comprendre” (Partnerships in Understanding), qui permet à des groupes de différents pays de correspondre et d’échanger des idées et des informations, l’occasion de connaître une autre culture et de creér des liens d’amitié.
Si vous aussi aimeriez correspondre avec un club Roots & Shoots au Congo ou au Burundi, informez-en l’équipe Roots & Shoots de votre pays. Espérons qu’ensemble nous pourrons faire souffler l’esprit de paix à travers nos frontières !

Le Docteur Jane Goodall, entourée de membres Roots & Shoots du Burundi, de la République Démocratique du Congo, de France et de Tanzanie – Janvier, 2008 / Doctor Jane Goodall and Roots & Shoots members from Burundi, the Democratic Republic of Congo, France and Tanzania – January, 2008.

Starting Roots & Shoots clubs in the Masito Ugalla area


Recently, the Jane Goodall Institute (JGI) in Tanzania launched the Masito Ugalla Ecosystem (MUE) Program. The Masito Ugalla is a rich biodiversity area, home to about 540 chimpanzees and other threatened species such as elephants, elands, hartebeests, duikers and buffaloes. However, the area is subjected to the unsustainable exploitation of its resources due to a high population influx leading to the clearing of forests for agriculture and increased bush meat trafficking, as well as more poverty and hunger. To prevent further destruction of this unique ecosystem, the JGI decided to replicate TACARE and the Greater Gombe Ecosystem programs which proved so successful around Kigoma. The aim of the MUE project is therefore to improve the conservation of the biodiversity in the Masito-Ugalla ecosystem through community centered natural resources management.

As an international volunteer with Roots & Shoots in Kigoma, I have been invited to join two trips to the Masito-Ugalla area to initiate Roots & Shoots clubs in order to increase young people’s knowledge and willingness to conserve their natural resources.

After a beautiful journey through the hills surrounding the Masito Ugalla area. we crossed the Malagarasi river to visit our first school. Mkuyu primary school is one of the most underprivileged in the region. It had no teachers’ office and lacked both classrooms and teachers. Similarly, in Mazungwe primary school, the smallest kids were sitting in an open-air classroom, using the sand as a notebook.

An open-air classroom in Mazungwe primary school


The Environmental Education Officer for the MUE program would begin our presentation by talking about the environment, whilst I would tell the kids about Doctor Goodall’s story and another Roots & Shoots volunteer would give further details on Roots & Shoots philosophy and how to create a club and run it efficiently. During a week’s trip, we visited eleven other schools around Uvinza and Mpanda town, taking every opportunity we had to speak to the local authorities about our initiative.

As we traveled across the region, we visited Katavi National Park where we saw many hippos, giraffes, zebras, a hyena and two lions. We also came across two big challenges for the MUE projet; firewood extraction by the salt factories, and shifting agriculture practiced on a wide scale by the refugees, destroying large portions of the forest. The poor teaching and learning environment together with the lack of water supply sources in some of the schools might also cause some difficulties in implementing Roots & Shoots activities.
However, everywhere we went teachers and students proved very enthusiastic and inspired by our visit. It was quite encouraging for them to see someone coming from a very distant country to share ideas about Roots & Shoots, as it shows that this program brings together young people from all origins, so that we can understand each other better. So there are many reasons for us to have good hopes for the future of the Masito Ugalla area, as its youth will soon engage in positive action to preserve their environment and community and become part of the global Roots & Shoots network.

Présentation de Roots & Shoots au Collège de filles de Mpanda, dans la région de Masito Ugalla au sud de Kigoma.

lundi 28 janvier 2008

Visites de clubs Roots & Shoots

A Kigoma comme à Dar es Salaam, j’ai visité de nombreux clubs Roots & Shoots, la plupart dans des écoles primaires et secondaires, mais aussi dans des centres pour des enfants des rues ainsi que des centres médicaux, acceuillant des enfants victimes du SIDA ou du cancer.

Dans les nouveaux clubs, nous présentons le travail du Docteur Jane Goodall et le programme Roots & Shoots. Une fois un bureau élu avec l’aide d’un responsable parmi le corps enseignant, les membres doivent mettre en place des projets afin de venir en aide à leur communauté, aux animaux qui y vivent et à leur environnement. Pour identifier les principaux problèmes locaux, ils peuvent consulter la presse et effectuer des sondages auprès de leurs voisins. Aprés avoir selectionné les projets les plus réalisables sur le plan matériel et financier, les jeunes passent à l’action et rédigent un rapport à l’attention de l’équipe Roots & Shoots qui les coordonne.

La majorité des clubs ont été établis de longue date en Tanzanie, où ils ont vu leur jour initiallement. Ainsi à Kigoma j’ai eu l’occasion de visiter le club de l’école primaire de Mwenge, qui cultive un jardin exemplaire, lequel comprend des abres fruitiers (papayes destinées à la consommation au sein de l’école et à la vente), ainsi que des plates-bandes afin de réduire l’érosion des sols et les inondations causées par les averses. Le projet le plus commun, car le plus facile à réaliser, est sans doute celui des pépinières. Les graines sont collectées dans les environs ou fournies par l’équipe Roots & Shoots. Il suffit alors d’un abri et d’un peu d’eau pour faire grandir les jeunes pousses, afin de les planter dans la cour des écoles à la saison des pluies, qui commence en janvier dans la région de Kigoma. L’école primaire de Bushshabani, sur les hauteurs de Kigoma, veut créer une zone protégée autour de ses bâtiments pour empêcher que les arbres qui y sont plantés ne soient coupés. Il serait également envisageable de créer un sentier nature et d’y placer des ruches, afin que la vente de miel bénéficie aux villageois. Un autre club a fait preuve d'une grande originalité en réalisant une maquette de Jane à Gombe à partir de matériaux recyclés (papier, sciure, terre). En faisant visiter leur petite exposition, les membres récoltent de l'argent pour financer leurs futurs projets.


Maquette de Jane à Gombe realisée à partir de matériaux recyclés

Le succès des clubs Roots & Shoots est indiscutable, la preuve en est que le programme s’est propagé dans de nombreux pays. Cependant, il reste encore beaucoup de travail pour que davantage d’enfants soient mieux informés sur les enjeux de la protection de la nature et y sensibilisent à leur tour leur communauté. Pour y arriver, nous devons recueillir encore plus de fonds. L’un des autres challenges propres aux clubs Roots & Shoots en Tanzanie tient au système scolaire. Pour passer au niveau secondaire, les élèves doivent réussir un examen et payer des frais importants par rapport aux revenus familiaux moyens. Ceci explique que peu d’élèves sont à même de poursuivre leurs études, et encore moins de parvenir au stade de l’université.

Mon arrivée à Kigoma :

Vendredi 18 Janvier, je me suis envolée pour Kigoma. J’attendais mon départ avec impatience, car Kigoma a toujours été l’endroit où je rêvais d’aller depuis des années. En effet, c’est à Kigoma, ou plus précisemment dans le parc national de Gombe Stream, que tout a commencé à partir des recherches de Jane.
Par sa situation géographique, sur les rives du lac Tanganyika à proximité du Congo et du Burundi, Kigoma accueille plusieurs camps de réfugiés. C’est dans celui de Lugufu, où vivent de nombreux Congolais, que je désirais travailler.
A cause du mauvais état des lignes ferroviaires il a fallu prendre l’avion, mais je n’y ai pas perdu au change, car cela m’a permis d’arriver à temps pour rejoindre Jane lors de l’inauguration de la nouvelle aile consacrée au projet Masito-Ugalla au sein du bureau du JGI de Kigoma.

Sur le modèle du programme TACARE, qui a permis d’améliorer les conditions de vie des habitants des villages autour du parc de Gombe, et ainsi contribuer à la protection des forêts habitées par les chimpanzés, ce nouveau projet vise à participer à la conservation de la biodiversité locale par la promotion du développement durable auprès des habitants de Masito-Ugalla, une zone forestière d’environ 5760 km ² au sud de Kigoma.
Au cours des dernières années, cette région a largement souffert de la déforestation, du traffic de viande de brousse et de mauvaises pratiques agricoles, ce qui a renforcé les problèmes de pauvreté, d’érosion, ainsi que la disparition de la faune et de la flore. A terme, nous pouvons espérer la création de nombreux clubs Roots & Shoots, afin que les jeunes joignent leurs efforts pour assurer à leur région un meilleur futur.

mercredi 16 janvier 2008

Programme de bourse Roots & Shoots-Yatima :

Créé en 2006, le programme de bourse Roots & Shoots-Yatima permet à 26 jeunes de l’orphelinat de Yatima à Dar es Salaam de poursuivre leurs études secondaires. Outre une aide financière, ils reçoivent des conseils et du tutorat. En participant aux activités Roots & Shoots, ils ont également la possibilité de s’informer sur les problèmes majeurs auxquels est confrontée la Tanzanie. Ces jeunes pourront ainsi préparer leur vie d’adultes sur de bonnes bases, et devenir des citoyens informés et actifs qui seront à leur tour à même de venir en aide à leur communauté.

J’ai pu participer à ce projet en animant une journée de développement personnel pour les enfants bénéficiaires du programme lors d’une formation qui comprenait également des modules sur les drogues et le VIH/Sida. A partir de rapides présentations et de jeux, nous avons mis au point plusieurs techniques de résistance « a la pression des pairs » et parlé des relations entre jeunes (sexe, racket, crime, alcool, etc…).






Atelier de developpement personnel (21.12.2007)




Plus tard, j’ai eu l’opportunité de visiter l’orphelinat, qui acceuille plus de 200 enfants. Celui-ci a récemment été déplacé de la ville vers une zone rurale, ce qui a nettement amélioré la qualité de vie a l’orphelinat, dont les habitants peuvent a présent cultiver des fruits pour leur consommation et la vente, et ainsi récolter des bénéfices.

Le bilan annuel que nous venons de terminer est encourageant. La majorité des enfants parrainés a obtenu de bons résultats scolaires. De même, beaucoup ont amélioré leur confiance en eux, ainsi que leurs capacités de communication. Cependant, le programme de bourse Roots & Shoots-Yatima a besoin de moyens humains et financiers plus importants pour prendre en charge davantage de jeunes afin de développer les potentialités scolaires et psycho-sociales de ces enfants particulièrement démunis.




Visite de l'orphelinat (12.01.2008)

lundi 14 janvier 2008

Article- Roots and Shoots Tanzania Newsletter




Roots & Shoots members’ visit to Pugu Hills Forest

Forests host a large number of endemic species in Tanzania. However, it is estimated that about 300 000 to 400 000 hectares of forest are lost annually in the country through deforestation, although recent figures indicate a lower rate.

Given the alarming rate at which Tanzanian forests are disappearing, we decided to take a closer look at the Pugu hills forest, one of the few remnants of the old coastal forest which used to cover the east coast of Africa. Because of its high biodiversity value, the forest has been turned into a reserve, and now hosts the Pugu Hills nature centre, which contributes to its protection. This is where six active Roots & Shoots members from the Bongoyo and Osterbay primary schools, together with international and Tanzanian R&S volunteers, went on a day outing on December, 6th, 2007.

After a short presentation on the causes of the destruction of the forest (charcoal industry, timber, poor agricultural practices, etc…), we explored the area along a 1km nature trail.
The scale of the destruction to the forest could be seen from several viewpoints. Only 40 years ago, it used to host lions, cheetahs and black and white colobus monkeys, which have disappeared today. Nevertheless, thanks to the conservation work done at the Pugu hills centre, we managed to see Blue or Sykes' monkeys (Kisw. Kima) in a mango tree (Kisw. Embe Dodo), as well as antelopes and African civet footprints.

Besides cashew trees, we spotted many plants and tree species such as albizia gummifera (peacock flower or Mkenge in Kiswahili), tamarind, (Tamarindus indica or Mkwaju in swahili), mvules, yellow and wine bamboos and tall sterculia (Mfune in kiswahili).
Divided into pairs, our young forest explorers had to recognize a particular tree and to draw it. They took many notes and collected some leaves, that they used to explain what they have done to the other students back to school. Together they made posters we hope to show in an exhibition during Roots & Shoots month to raise awareness about the threats to the forest.

Julie Estal, International Volunteer

WHAT YOU CAN DO:


If you also feel concerned about the future of the Pugu Forest, you can send a letter to the Ministry of Natural Resources, to tell the authorities that we need to stop destructing this unique forest.
Contact details:
Permanent SecretaryMinistry of Natural Resources and Tourism
P.O. Box 9372 DAR ES SALAAM, Tanzania

You can also check out the Pugu Hills Nature Centre website for additional information on the Pugu Hills Forest: http://www.puguhills.com/.