dimanche 18 janvier 2009
mardi 9 décembre 2008
Soirée Rencontre
Soirée Rencontre /Témoignage
Des racines et des pousses en Tanzanie
Des racines et des pousses en Tanzanie
à 18H le mardi 16 décembre 2008 à l’EPJ à Istres (13)

Au programme : expo, projection photos, débat…

Au programme : expo, projection photos, débat…
De retour...
Ce projet constitue l'aboutissement d'un rêve : celui de participer à la construction du lien social entre les jeunes par delà les cultures et les frontières pour préserver la planète et ses habitants. Aujourd'hui de retour, j'ai de nouveaux défis à relever (à commencer par la recherche d'un emploi ) et à concilier avec la poursuite de mon engagement (expos, rencontres, éducation à la culture de paix etc...).
En Afrique toutes les personnes que j'ai rencontrées continuent à agir, malgré les nombreuses difficultés qui se posent à eux.
Un groupe en France a réussi à obtenir des bourses d'études pour trois jeunes Tanzaniens. Les réfugiés qui se sont grandement investis dans nos activités à Lugufu aspirent à partager leurs connaissances et à introduire leurs actions une fois de retour dans leur pays d’origine, la République Démocratique du Congo. Le camp de Lugufu devait fermer à la fin de l’automne 2008, mais avec les événements dans la région du Nord Kivu la fermeture a été repoussée... Il est difficile de suivre la trace de ces jeunes ambassadeurs de la paix, qui ne doivent pourtant pas rester isolés. Il faut donc plus que jamais les aider à poursuivre leurs efforts, consolider les partenariats transfrontaliers autour du lac Tanganyika et les relayer à travers le monde, pour continuer à garder espoir.
Chacun de nous peut avoir un impact positif sur son environnement et sa communauté, avec un peu de volonté et d'entraide ; un engrais universel pour faire pousser « les racines et les pousses » d’un monde meilleur. A nous donc d’unir nos efforts pour semer ensemble des graines d’espoir et les voir grandir en France et dans le monde.

Pour + d'infos, nous rejoindre, etc... n'hésitez pas à consulter les liens disponibles sur ce blog, où à me contacter !
En Afrique toutes les personnes que j'ai rencontrées continuent à agir, malgré les nombreuses difficultés qui se posent à eux.
Un groupe en France a réussi à obtenir des bourses d'études pour trois jeunes Tanzaniens. Les réfugiés qui se sont grandement investis dans nos activités à Lugufu aspirent à partager leurs connaissances et à introduire leurs actions une fois de retour dans leur pays d’origine, la République Démocratique du Congo. Le camp de Lugufu devait fermer à la fin de l’automne 2008, mais avec les événements dans la région du Nord Kivu la fermeture a été repoussée... Il est difficile de suivre la trace de ces jeunes ambassadeurs de la paix, qui ne doivent pourtant pas rester isolés. Il faut donc plus que jamais les aider à poursuivre leurs efforts, consolider les partenariats transfrontaliers autour du lac Tanganyika et les relayer à travers le monde, pour continuer à garder espoir.
Chacun de nous peut avoir un impact positif sur son environnement et sa communauté, avec un peu de volonté et d'entraide ; un engrais universel pour faire pousser « les racines et les pousses » d’un monde meilleur. A nous donc d’unir nos efforts pour semer ensemble des graines d’espoir et les voir grandir en France et dans le monde.

Pour + d'infos, nous rejoindre, etc... n'hésitez pas à consulter les liens disponibles sur ce blog, où à me contacter !
Quelques portraits
J’ai rencontré pour la première fois plusieurs membres fondateurs de Roots & Shoots au Burundi et en RDC à Kigoma, ville qu’ils connaissent bien pour y avoir vécu alors qu’ils étaient réfugiés. Après m’avoir raconté leurs histoires, leurs succès et leurs difficultés, ils m’ont fait part de leurs espoirs. Voici donc quelques portraits de personnes qui me tiennent particulièrement à cœur :
Parce qu’il a du fuir le Burundi en proie à un violent conflit ethnique, David Ninteretse a vu ses études interrompues plusieurs fois. C’est en Tanzanie qu’il a pris connaissance du programme Roots & Shoots, qu’il a finalement ramené avec lui au Burundi. Il a alors fait la connaissance d’Ancile Ntirwihisha. Ancile fait partie des « Inkingi z’ubuntu » c'est-à-dire des personnes qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres. Dans un quartier à majorité Tutsi, Ancile a caché chez elle des enfants Hutu dont les parents avaient fui de peur d’être tués. Depuis ces enfants ont grandi, et certains ont rejoint Roots & Shoots aux côtés d’Ancile et de David, dans l’espoir d’un meilleur avenir pour un pays à reconstruire.

Justin Kashara a lui aussi dû trouver asile en Tanzanie pour fuir la guerre qui déchirait son pays, la République Démocratique du Congo. Au centre scolaire congolais de Kigoma, il a rencontré John Shabani, un autre réfugié congolais avec qui il partageait son enthousiasme pour Roots & Shoots, qu’ils introduirent de retour en RDC. Ensemble, ils sont parvenus petit à petit à mobiliser les jeunes autour d’activités variées, dont une conférence sur la biodiversité et le tourisme durable et la production d’un CD de musique célébrant la paix.
Initiative transfrontalière pour la paix en RDC en au Burundi
En tant que messagère des Nations Unies pour la Paix, le Dr Jane Goodall souhaite aider les jeunes en République Démocratique du Congo et au Burundi, par une initiative transfrontalière à partir de la Tanzanie. Ce projet permettrait à des jeunes de Tanzanie, du Burundi et de RDC d’unir leur forces pour faire face à plusieurs préoccupations communes : la protection du lac Tanganyika et des primates, ainsi que la promotion d’une meilleure tolérance ethnique et d’une plus grande compréhension des réfugiés et rapatriés au sortir de la guerre. Dans cette perspective, nous avons commencé à collecter des informations auprès des volontaires Roots & Shoots en RDC et au Burundi.

C’est avec ces volontaires que j’ai noué une forte amitié avec et coordonné un voyage d’études dans ces deux pays en période d’après guerre. Ayant dû reporter notre visite en RDC pour des raisons de sécurité, nous sommes partis au Burundi à la rencontre des jeunes, des autorités, et de groupes particulièrement meurtris par la guerre : filles mères, enfants soldats démobilisés et rapatriés privés de leurs terres. Tous sont porteurs d’initiatives pour relancer l’économie de leur pays, qui va devoir relever de nombreux défis pour se relever définitivement des conflits civils.
Au Burundi comme en RDC, les volontaires Roots & Shoots manquent de tout : moyens de transport et de communication, outils, matériel pédagogique, etc… Ils ont donc besoin de l’aide de jeunes du monde entier pour concrétiser leurs espoirs.

Dans ce site de rapatriés oublié des autorités à quelques pas de la capitale, pas d'eau, ni de toitures isolantes, très peu de nourriture, pas d'accès aux soins médicaux ni à l'éducation. Lorsque j'ai rencontré quelques uns de leurs habitants, ils m'ont confié leurs difficultés et leur frustrations, leur sentiment d'être encore et toujours privés de leur identité. Sur place quelques volontaires tentent de les aider à vivre, à exister.
Activités au camp de réfugiés de Lugufu et des alentours

Parce qu’elle est située à proximité de la frontière nord-ouest du pays sur les rives du lac Tanganyika, la région de Kigoma compte plusieurs camps de réfugiés. C’est dans celui de Lugufu, qui accueille environ 40 000 réfugiés de la République Démocratique du Congo, que j’ai séjourné plusieurs mois.
Autour du camp, l’environnement a particulièrement souffert de la déforestation pratiquée pour le bois de chauffage et les cultures, ainsi que de la consommation de viande de brousse par les réfugiés du camp. Face à ce constat, le programme Roots & Shoots a été introduit à Lugufu afin d’éduquer les réfugiés en matière de protection environnementale et de réduire les tensions avec la population locale.
Je suis devenue une vrai « maman poule » au contact de l’équipe de volontaires locaux ! Nous avons en effet obtenu de nombreuses couvées grâce à un incubateur de fabrication artisanale marchant au pétrole et au charbon et pouvant recevoir environ 200 œufs à la fois. Après éclosion, les poussins sont soignés et nourris pendant un mois avant d’être distribués à des enfants formés à l’élevage. En fournissant des sources de protéines animales aux réfugiés dont les rations alimentaires sont dépourvues de viande et de poisson, Roots & Shoots augmente la sécurité alimentaire et les revenus de nombreuses familles afin de diminuer le trafic de viande de brousse dans le camp.
J’ai aussi animé des ateliers sur la planification de projets dans 14 écoles primaires et secondaires du camp, ainsi que des formations à destination des enseignants. Par la suite, certaines écoles ont mis en place des micro-projets pour améliorer les conditions de vie au camp, tel qu’un salon de coiffure pour permettre aux enfants les plus défavorisés de se faire raser les cheveux à tarif réduit, une formalité obligatoire pour être admis en cours. Par ailleurs, de nombreuses écoles entretiennent un jardin potager. Les récoltes sont utilisées dans le cadre de restaurants scolaires pour améliorer la nutrition des élèves, qui distribuent les excédents aux personnes les plus vulnérables du voisinage.
Enfin, c’est pour des centaines d’enfants enthousiastes que nous avons organisé avec des spécialistes des projections vidéo, une exposition, ainsi que des formations sur la protection des chimpanzés et de leur environnement.
Autour du camp, l’environnement a particulièrement souffert de la déforestation pratiquée pour le bois de chauffage et les cultures, ainsi que de la consommation de viande de brousse par les réfugiés du camp. Face à ce constat, le programme Roots & Shoots a été introduit à Lugufu afin d’éduquer les réfugiés en matière de protection environnementale et de réduire les tensions avec la population locale.
Je suis devenue une vrai « maman poule » au contact de l’équipe de volontaires locaux ! Nous avons en effet obtenu de nombreuses couvées grâce à un incubateur de fabrication artisanale marchant au pétrole et au charbon et pouvant recevoir environ 200 œufs à la fois. Après éclosion, les poussins sont soignés et nourris pendant un mois avant d’être distribués à des enfants formés à l’élevage. En fournissant des sources de protéines animales aux réfugiés dont les rations alimentaires sont dépourvues de viande et de poisson, Roots & Shoots augmente la sécurité alimentaire et les revenus de nombreuses familles afin de diminuer le trafic de viande de brousse dans le camp.
J’ai aussi animé des ateliers sur la planification de projets dans 14 écoles primaires et secondaires du camp, ainsi que des formations à destination des enseignants. Par la suite, certaines écoles ont mis en place des micro-projets pour améliorer les conditions de vie au camp, tel qu’un salon de coiffure pour permettre aux enfants les plus défavorisés de se faire raser les cheveux à tarif réduit, une formalité obligatoire pour être admis en cours. Par ailleurs, de nombreuses écoles entretiennent un jardin potager. Les récoltes sont utilisées dans le cadre de restaurants scolaires pour améliorer la nutrition des élèves, qui distribuent les excédents aux personnes les plus vulnérables du voisinage.
Enfin, c’est pour des centaines d’enfants enthousiastes que nous avons organisé avec des spécialistes des projections vidéo, une exposition, ainsi que des formations sur la protection des chimpanzés et de leur environnement.

Autour du camp :
Pour encourager de bonnes relations avec la population locale, Roots & Shoots offre aux jeunes réfugiés de multiples opportunités de rencontres avec les enfants Tanzaniens à proximité du camp, tels que ceux de l’école secondaire de Kasuramimba. Dans cette école, les enfants luttent contre la coupe des arbres par la création de pépinières, d’une bibliothèque sur la protection de l’environnement ouverte aux réfugiés, ainsi que d’une petite réserve forestière où l’aloe vera et d’autres espèces endémiques telles que ont refait leur apparition.

Comme tous les ans, nous y avons organisé un séjour en camping pour une cinquantaine d’enfants du camp et de ses environs. Tous ont pris part à de nombreuses activités sportives et éducatives dans un esprit ludique et de partage, aux côté des anciens du village et d’une troupe de jeunes acteurs et réfugiés Congolais qui jouèrent des pièces sur la protection de l’environnement et la résolution des conflits. Les enfants sont partis plus soudés, compréhensifs et tolérants vis-à-vis de leurs voisins. Nous avons également organisé des rencontres sportives au cours desquelles la ferveur des jeunes supporters était communicative et inoubliable !
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